1. Sur le tracé de la nouvelle liaison, du sud au nord
  2. Des travaux débutés il y a huit ans
  3. Encore quatre ans à tenir 
  4. Une première mise en service pour patienter

Sous Belval, un tunnel en ébullition

Un reportage de Dominique Nauroy

Sous Belval, un tunnel en ébullition
Un reportage de Dominique Nauroy
Sur le tracé de la nouvelle liaison, du sud au nord

Depuis 2006 et les premiers travaux de gros œuvre, le tunnel sous les anciennes friches industrielles de Belval a pris forme et on en est, dans certaines sections, à appliquer les peintures. Mais tout n'est pas terminé. Visite guidée avec Jérôme Lamarca, directeur des travaux.

Ce que l'on a désormais coutume d'appeler la « liaison Micheville » est un vaste projet transfrontalier commun à la France et au Luxembourg, permettant de relier Villerupt à l'A4, en passant par Audun et le site de Belval.

Source : Conseil général de la Moselle

Source : Conseil général de la Moselle

Côté français, une première section a été ouverte début octobre, entre Villerupt et le giratoire du Moulin à Audun-le-Tiche (entre le point rouge le plus à gauche et le troisième).

L'ensemble du projet côté français, d'une longueur totale de 11 km sur deux départements, doit être ouvert à la circulation en septembre 2016.

Section Ouest (en vert sur le plan présenté précédemment) : 6,5 km en 2x1 voie. Les travaux consistent essentiellement en un réaménagement sur place de voies et chemins d'exploitation existants.

Section Est (en rouge) : 0,6 km en 2x1 voie puis 3,9 km en 2x2 voies.

Ci-dessous : photos prises section Ouest.

A la frontière, côté français les travaux vont bon train.

Vue depuis Belval sur la section française

Vue depuis Belval sur la section française

Le Luxembourg installera à cet emplacement des panneaux de signalisation surplombant les voies.

La même route, avec Belval à l'arrière-plan

La même route, avec Belval à l'arrière-plan

En entrant sur le territoire luxembourgeois, la route glisse sous un rond-point, construit il y a deux ans. Il sera possible, à cet endroit, de rejoindre Belval par le côté sud. Des panneaux antibruit doivent encore être posés, ainsi qu'au niveau de l'échangeur nord de Belval.

Sitôt passée sous les voies de chemin de fer, la route dans le tunnel se présente en 2x2 voies, classée comme voie express.

Le tunnel traverse le plateau de St-Esprit par une dalle fondée sur pieux.

L'échangeur situé au nord du site de Belval permettra de rejoindre l'université.

En poursuivant dans le tunnel, la route se transformera en autoroute, en se raccordant à l'A4.

Des travaux débutés il y a huit ans

Les premiers coups de pelle ont été donnés en 2006. Un autofonçage a été réalisé sous les voies ferrées, technique retenue pour ne pas interrompre le trafic. Un ouvrage de quelque 20.000 tonnes a ainsi été assemblé, puis poussé en 72 heures.

En ce mois d'octobre 2014, les murs reçoivent leur peinture et les routes côté nord leurs enrobés. La peinture murale, lavable, est censée durer plusieurs décennies. Les opérations de câblages suivent également leur cours.

Sous le niveau le plus bas du tunnel, un bassin (60 m par 25 m, profond de 10 m) reçoit les eaux de ruissellement.

Accès sous les voies souterraines du tunnel

Accès sous les voies souterraines du tunnel

Un système de trois pompes les récupère, et les rejette dans les étangs près du rond-point Raemerich. Elles auront été préalablement filtrées pour les débarrasser des huiles agglomérées.

La création de cette route en souterrain aura par ailleurs permis de dépolluer le sol et le sous-sol du site.

Sur le tunnel

Sur le tunnel

Le local technique, très vaste, est prévu pour accueillir notamment salles de commandes, groupes électrogènes, batteries, et pour gérer les réseaux (eaux, électricité, fibre...) ainsi que toute la signalétique et l'éclairage.

Encore quatre ans à tenir 

Le tunnel s'arrête aujourd'hui au nord de l'université.

Fin provisoire du tunnel

Fin provisoire du tunnel

Il doit mesurer au final 735 mètres sur un tracé d'une longueur totale, côté luxembourgeois, de 3.300 mètres. Il reste à créer la portion qui doit courir jusqu'à l'échangeur de Lankelz (raccordement A4 / A13).

A cette fin, il va falloir dévier les lignes électriques qui, pour l'heure, se présentent sur le futur tracé, démonter les pylônes et poursuivre le travail de terrassement. Le tracé de la route nécessitera un viaduc pour traverser la N31 (le pont actuel disparaîtra) puis obliquera vers l'est pour passer en bordure de la centrale Twinerg et rejoindre les autoroutes. L'échangeur de Lankelz sera remanié par un giratoire au-dessus des axes existants.

Une première mise en service pour patienter

Pour accompagner la mise en service côté français prévue en septembre 2016, un accès sera provisoirement créé au nord de Belval, sur le rond-point qui est aujourd'hui le plus proche du site, soit à l'ouest des étangs.

Fin provisoire du tunnel, côté nord de Belval

Fin provisoire du tunnel, côté nord de Belval

Au Luxembourg, le projet coûtera quelque 330 millions d'euros. « Si tout va bien, la mise en service complète pourra se faire fin 2018 », considère Roland Fox, chef de division Travaux neufs.

Pose d'enrobés

Pose d'enrobés

Le Luxembourg contribue également aux travaux d'aménagement côté français, pour un total de 12,2 millions d'euros. Ce chiffre comprend une participation à la liaison Belval / A30, à la déviation d'Audun-le-Tiche et à la déviation de la D26.